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Reptiles
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right
 
Espèce plutôt rare Merle à plastron alpestre (Turdus torquatus alpestris)
Carte espèce
Fiche espèce
Quand la voir
Les galeries

Directive oiseaux : -

Protection nationale : Non

Directive habitat : -

UICN : -

Liste rouge nationale : -

ZNIEFF : Non

Population régionale : 160-380 couples

Population nationale : 4 000-8 000 couples

Population européenne : 310 000-670 000 couples

Répartition régionale

La répartition du Merle à plastron en Auvergne est localisée aux zones de montagnes sur trois des quatre départements. Les indices de nidification certaine y concernent les secteurs suivants : monts du Forez, monts Dôme, monts Dore et Cézallier dans le Puy-de-Dôme ; Cézallier et monts du Cantal dans le Cantal ; le Mézenc en Haute-Loire. Il y a peut-être des nicheurs sur la Margeride où un indice probable existe dans la région de Saugues (43). Par contre les neuf carrés avec des indices possibles correspondent probablement pour la plupart à des oiseaux en migration (ouest du Puy-de-Dôme, sud-est de l’Allier, sud et ouest du Cantal). Même si l’espèce est très visible au passage et que sa nidification en altitude n’est pas toujours facile à mettre en évidence compte tenu des conditions climatiques et du faible nombre d’observateurs sur les sites concernés, la carte de répartition obtenue reflète probablement bien la répartition de l’espèce en Auvergne. Des couples ont été notés jusque vers 1 780 m sous le Puy Mary (massif du Cantal, 15) et la nidification certaine la plus élevée en altitude a été obtenue dans le même massif avec un couple nourrissant à 1 600 m le 11/07/2000 (commune d’Albepierre-Bredons). Les vingt-cinq nidifications certaines obtenues durant l’enquête étaient toutes situées au-dessus de 1 200 m.

Ecologie et habitats

Dans le Cézallier (Boitier, 1998) et le Sancy (Guélin, non publié), le Merle à plastron recherche les lisières des pessières (Picea abies) pourvues de sorbiers des oiseleurs (Sorbus aucuparia) avec une strate herbacée assez rase, entretenue par un pâturage extensif équin et bovin, et dominée par la callune, la myrtille et le nard, mais ce type d’exigence n’est cependant pas totalement exclusif. Le passage répété du bétail y entretient des dépressions humides dépourvues de végétation. Sur le Cézallier (Boitier, 1998), l’espèce se concentre de manière agrégative sur des positions sommitales où le vent et le maintien de la neige tard en saison sous forme de congères bloquent le développement de la strate arbustive et arborée et entretiennent donc le paysage qui lui est favorable. Dans les monts du Forez (Tourret, non publié), sur les sites occupés par l’espèce, le passage des zones herbacées aux landes à callune puis à sorbiers et enfin à la forêt est plus graduel suite à un pâturage plus extensif. Typiquement le Merle à plastron est donc une espèce montagnarde de lisières. Il a besoin en effet d’arbustes, voire d’arbres ou de buissons pour installer son nid, mais il se nourrit à découvert sur les pelouses d’altitude. Leroy (non publié) a cependant trouvé un nid au sol, dans un bout de rocher recouvert de végétation. Quelques couples se cantonnent également dans des sites différents, comme des éboulis pourvus ou non de saules et de sorbiers, ou dans des landes montagnardes avec des rochers épars (Guélin, non publié ; Leroy, non publié). Sa nourriture est constituée de lombrics, de sauterelles, de larves d’insectes et de petits mollusques. Il consomme aussi diverses baies en été et en automne.

Phénologie et biologie de la reproduction

Migrateur, le Merle à plastron arrive en Auvergne courant avril. Des oiseaux précoces peuvent être vus en mars, voire février. Il est probable que d’autres arrivent en mai. Simultanément des oiseaux de passage (ssp torquatus), remontant vers le nord de l’Europe sont visibles. Il est donc courant au printemps de rencontrer des Merles à plastron en dehors de leurs sites de nidification. Cela est d’autant plus vrai qu’à l’époque de leur arrivée les sites d’altitude sont encore plus ou moins enneigés, obligeant les oiseaux nicheurs à patienter un peu avant de s’installer.

Dès que possible les oiseaux construisent leur nid qui est relativement facile à trouver. Il ressemble à un gros nid de Merle noir et est souvent assez bas dans la végétation. Cependant les observateurs de l’Atlas ne se sont pas attachés à en trouver, car les indices certains ne concernent pas les nids, mais des jeunes ou du transport de matériaux et de nourriture. Par contre en 1975-1977 les ornithologues auvergnats avaient recherché quelques nids dans les monts Dore (M. et D. Rochaud, J.P. Dulphy, C. Bouchardy). Quinze nids avaient ainsi été trouvés, en mai et juin. Tous étaient situés bas, entre 50 cm et 140 cm, dans des petits conifères. Ils contenaient au maximum cinq œufs ou cinq jeunes selon le moment de leur découverte. A noter qu’une partie de ces nids ont été retrouvés détruits par des chutes de neige tardives. Geroudet (1983) signale qu’une partie des couples (25 à 30%) entreprend une seconde nichée mais nous ne disposons pas de données sur ce point en Auvergne. Les dix-huit données de nourrissage de poussins se répartissent ainsi : 6 en mai, 10 en juin et 2 en juillet. Les cinq données de jeunes non volant ont été obtenues en juin (3) et en juillet (2).

Les nicheurs partent parfois tardivement, mais là aussi il est probable qu’une bonne partie des oiseaux vus en octobre soit des oiseaux de passage, ce qui est d’ailleurs attesté par le baguage (données CRBPO publiées dans la revue Le Grand-Duc) : 1 bagué le 29 avril 1990 en Allemagne, tué le 18 octobre 1991 au Lac Pavin (63) ; 1 bagué le 13 avril 1991 en Norvège et repris le 1 Novembre 1992 dans le Cantal ; 1 bagué à Prat de Bouc le 17 septembre 1973 et repris à Heligoland le 27 septembre 1974. La migration a été bien suivie sur le Col de Prat de Bouc (Leroy & Philippe, 2001). Les oiseaux passent en octobre avec un pic à la mi-octobre. Des effectifs notables, entre 50 et 250 par an, ont été notés de 1983 à 1988, puis curieusement pratiquement aucun jusqu’en 1998, date de fin des suivis ! Les tout derniers oiseaux peuvent donc être vus au début novembre. Il n’y a pas de données sur l’hivernage en Auvergne, mais la neige en altitude n’y est sans doute pas favorable. A noter tout de même la présence d’un oiseau dans le Puy-de-Dôme en janvier 1983 et d’un dans le Cantal le 14 janvier 2001.

Evolution des populations

Dans l’Allier, Boitier (2000) estimait qu’une dizaine de couples nichait dans la montagne bourbonnaise. Cette population n’a pas été retrouvée lors de l’enquête atlas, la seule observation dans ce département date du 15/04/2001 et concernait sans doute un individu en migration. Pour le Puy-de-Dôme, outre ses bastions (Forez, monts Dore et Cézallier) il était noté dans les monts Dôme et les Bois Noirs (Piechaud, 1991). Il a bien été retrouvé sur le Puy de Dôme, mais pas dans les Bois Noirs. Pour les autres départements auvergnats les résultats obtenus correspondent à ce qui était connu précédemment. Les estimations actuelles de la population auvergnate sont de 160 à 380 couples avec la répartition suivante : 80 à 150 dans le Puy-de-Dôme (répartis à peu près à égalité entre monts du Forez, Cézallier et monts Dore), 40 à 100 couples dans le Cantal et 40 à 80 couples pour la Haute-Loire. La population française est estimée entre 4 000 et 8 000 couples (Dubois et al., 2008), occupant toutes les zones montagneuses au-dessus 1 000 à 1 200 m mais avec des noyaux de population plus bas dans les Ardennes et le massif armoricain. L’évolution de la population auvergnate n’est pas connue. L’impression générale est qu’elle est stable mais il conviendrait de déterminer les causes de disparition des populations de la montagne bourbonnaise et des Bois Noirs. Peut-être une fermeture des milieux suite au vieillissement des peuplements forestiers est-elle en cause.

Menaces et mesures de conservation

L’espèce n’est menacée localement que par la disparition de son habitat. Celle-ci survient lors du vieillissement des boisements, en particulier les plantations de résineux, ou l’abandon du pâturage. Le maintien de cette espèce en Auvergne passe donc par celui du pâturage extensif en montagne.

 

Jean-Pierre Dulphy & Alex Clamens (2010)

Actualisation

Afin de comparer les populations actuelles par rapport aux estimations de l’atlas régional de 2010, mais également de disposer d’un état des lieux précis pour un suivi à long terme, une enquête a été lancée sur les printemps 2017 et 2018 dans le but de comptabiliser les populations nicheuses de Merle à plastron auvergnates. Elle est consultable en activant ce lien :

https://cdnfiles1.biolovision.net/www.faune-auvergne.org/userfiles/GDUC/Grand-Duc8711-20.pdf

 

L’enquête a permis de préciser les milieux occupés par l’espèce en Auvergne. Le Merle à plastron fréquente en période de nidification six environnements différents : les combes à neige et couloirs d’altitude, les tourbières, les boisements de crêtes, les éboulis d’altitude, les lisières forestières et les pessières âgées bordées de pâturages. Les altitudes de nidification (possibles, probables et certaines) vont de 1260 m à 1837 m. Le tableau ci-dessous compare les nombres de couples estimés par l’enquête par secteur géographique comparés aux estimations antérieures. La population régionale peut être estimée entre 50 et 81 couples.

 

Massif

Avant 2010

Atlas 2010

Enquête 2017-2018

Montagne Bourbonnaise

10

 (2000)

0

0

Bois Noirs

Probable

(1971-1972, 1991)

0

0

Cantal

20-40

(1999)

40-100

6-12

Mézenc - Mont d’Alambre

40-80

(2000)

40-80

10-12

Cézallier

35

(1998)

50

4-7

Monts Dore

20

(1992)

50

20-40

Monts du Forez

30-40/50

(1993)/(2004)

50

<10

Monts Dômes

1

(2000/2003/2006)

0

0

 

 

Même si les données de l’atlas 2010 avaient surestimé les populations, ce qui ressort de l’étude c’est l’effondrement des effectifs de l’espèce sauf dans les monts Dore. Plusieurs hypothèses peuvent être émises : dégradation des conditions environnementales en Auvergne, mortalité accrue sur les voies de migration, dégradation des conditions sur les sites d’hivernage en Afrique du Nord et en Espagne. En Auvergne, si la fermeture des milieux et l’arrivé à maturité des boisements a eu un effet négatif sur le long terme, il semble probable que les sécheresses répétées de fin d’été, en diminuant les disponibilités en fruits pour les adultes et les jeunes avant le départ en migration, soient la principale cause explicative de ces régressions. Même si les populations des monts Dore semblent stables sans que nous ne puissions expliquer cette particularité, si cette tendance climatique se poursuit il est probable qu’elle entraînera à terme la disparition du merle à plastron de l’avifaune auvergnate.

Alex Clamens le 9 octobre 2019

 

 


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