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right
 
Espèce plutôt rare Martinet à ventre blanc (Apus melba)
Carte espèce
Fiche espèce
Quand la voir
Les galeries

Directive oiseaux : -

Protection nationale : Non

Directive habitat : -

UICN : -

Liste rouge nationale : -

ZNIEFF : Non

Répartition régionale

En Auvergne, seule la Haute-Loire possède une population nicheuse de Martinet à ventre blanc, répartie entre les gorges de l’Allier, le bassin du Puy-en-Velay et plusieurs zones urbaines de l’est du département. Des observations cantaliennes, antérieures à la période d’étude, d’individus isolés et en période postnuptiale semblent le fait d’oiseaux erratiques ou en migration. Il peut être observé jusqu’au sommet du Mézenc en Haute-Loire (1 754 m), avec parfois plus d’une centaine d’individus (ces gros contingents étant vraisemblement dus au renfort d’oiseaux des départements de la Loire ou de l’Ardèche où l’espèce est très présente), le plus souvent en période postnuptiale.

Ecologie et habitat

Le Martinet à ventre blanc montre une prédilection pour les endroits ensoleillés et chauds. Ainsi les falaises calcaires qu’il peut rencontrer dans le sud de la France, comme dans les gorges de l’Ardèche qui abritent une grosse population, lui sont très favorables. Les édifices comme les ponts (le pont du Gard a été colonisé jusqu’à ce que des travaux ne le rendent inhospitalier pour l’espèce), les remparts ou les grands bâtiments anciens le retiennent aussi en de nombreux endroits. Pour établir sa petite cuvette faite de différents matériaux agglomérés grâce à sa salive, il choisit une large fissure ou un interstice assez vaste.

En Haute-Loire, il s’établit pour la première fois de manière certaine dans la falaise basaltique de Prades, dans les gorges de l’Allier, en 1976 (Cochet, 1978). Ce site est en soi un particularisme altiligérien faisant une entorse à l’habitude de l’espèce de coloniser les falaises calcaire, substrat absent dans le département. C’est l’unique site rupestre connu à ce jour. Ensuite l’espèce a colonisé l’est du département, en zones urbaines : La Séauve-sur-Semène en 1981 (Cochet, 1982), Dunières en 1987 et ensuite Le Chambon-sur-Lignon, Tence, Lapte, Saint-Didier-en-Velay, et dernièrement Monfaucon et Aurec-sur-Loire. Deux villes où des oiseaux ont été vus, Yssingeaux et Monistrol-sur-Loire, mériteraient une prospection spécifique. Récemment, l’espèce est devenue régulière sur le bassin du Puy-en-Velay où la première preuve de nidification fut apportée en 2003, dans une large fissure sous le toit de la prison. Plusieurs autres couples sont depuis suivis, installés sous des toits, dans la faille de corniche ou le plus souvent dans des fissures (horizontale ou verticale) de vieux immeubles. La vieille ville du Puy-en-Velay présente un faciès intéressant pour l’espèce. Un individu observé sur un immeuble sur la commune voisine de Vals-près-le-Puy semble indiquer une extension progressive de l’espèce dans le bassin du Puy.

Phénologie et biologie de reproduction

Son autre nom de Martinet alpin n’est qu’en partie justifié car même s’il monte assez haut pour nicher dans certaines régions, il s’établit le plus souvent en zone subalpine et jusqu’au niveau de la mer. En Haute-Loire, les sites de nidification les plus élevés se trouvent aux alentours de 950 m au Chambon-sur-Lignon. Il reste chez nous plus longtemps que le Martinet noir, arrivant dès les premiers jours d’avril, voire fin mars (2 individus le 25 mars 2004 au Puy-en-Velay, volant aux alentours d’un site de nidification), pour repartir fin septembre. La ponte a lieu courant mai et l’observation d’un jeune nourri au nid le 17 juillet 2003 au Puy-en-Velay révèle une présence des poussins au nid d’environ 2 mois. Le 30 juillet 2006, un jeune est observé dans une fissure très longtemps après l’envol général de la colonie aux premières lueurs de l’aube. Les deux parents participent au nourrissage des jeunes qui, après l’envol, se mêleront aux vols des adultes alors en mue, ce qui peut faciliter, quand les conditions sont bonnes, leur détermination.

Evolution de la population

Cette espèce, qui se trouve ici en poste avancé des populations du sud (Ardèche notamment) et de l’est, est en limite d’aire de répartition et semble suivre une progression lente, colonisant petit à petit les secteurs favorables. Notons néanmoins que sur les sites où elle est établie avec certitude, les effectifs « n’explosent pas », en raison certainement d’un potentiel limité du milieu pour cette espèce. Il est important de noter que les jeunes ne se reproduisent qu’à l’âge de 2 ou 3 ans et peuvent se mêler à des colonies sans nicher. Les grands rassemblements régulièrement observés ne sont donc pas révélateurs d’une grosse population nicheuse, surtout à partir de fin juillet où se mélangent adultes reproducteurs, individus d’un ou deux ans, jeunes de l’année, et certainement des oiseaux issus de départements voisins. Sur le secteur de Prades, la population n’a pas beaucoup grandi. La cause en est vraisemblablement la faible capacité d’accueil pour l’espèce, qui installe ses nids dans les anfractuosités horizontales entre les orgues basaltiques. Le maximum de 19 individus observés en juillet 2006 (adultes et jeunes volants) tend vers une estimation de l’ordre de 3 à 5 couples. Il est intéressant de noter que la grosse colonie d’Hirondelles de fenêtre (Delichon urbica) et d’Hirondelles de rocher (Hirundo rupestris), en plus de la présence du Martinet à ventre blanc, confère à ce site un cachet unique en Auvergne. Sur l’est du département, la constatation est identique. Les sites colonisés ne donnent pas naissance à de grosses colonies, l’espèce semblant privilégier un étalement progressif de son aire de présence. Le 5 août 2004, la vingtaine d’oiseaux vus ensemble sur Tence semble être un record pour ce site. De même de nombreuses zones du bassin du Puy, a priori favorables, sont encore délaissées. La progression pressentie au début des années 80 et dans les années 90 (Balluet, 1993) s’est donc confirmée, se matérialisant surtout par l’augmentation des secteurs occupés, et dans une moindre mesure par l’accroissement des effectifs qui en résulte.

Des oiseaux observés en chasse et en transport de nourriture peuvent faire croire à une nidification proche. Il faut être prudent car certains sites de chasse comme les fleuves (Loire et Allier), les lagunages ou les anciennes gravières sont très prisés, notamment en fin de journée où l’activité vespérale de l’espèce est importante. Ainsi ces oiseaux observés quotidiennement en juillet sur la Loire, accumulant de la nourriture, pouvaient laisser entrevoir une installation alentour. Une observation attentive montra qu’ils faisaient partie de la colonie du Puy-en-Velay distante d’environ 6 km (à vol d’oiseau). Ils effectuaient plusieurs allers-retours dans la dernière heure du jour. Une estimation de 30 à 50 couples paraît assez pertinente pour la population de Haute-Loire. Des sites potentiellement adaptés à l’espèce sont encore inexploités : certaines zones rupestres des hautes vallées de la Loire et de l’Allier, certaines zones urbaines chaudes (Langeac, Brioude, Lavoûte-Chilhac)

Menaces et mesures de conservation

Pas de menaces particulières autour du Martinet à ventre blanc, si ce n’est que la réfection des vieux édifices pourrait entrainer un abandon de certains sites urbains de nidification qui sont à ce jour, hormis le site rupestre de Prades, les seuls connus en Haute-Loire. Une concertation avec les architectes serait à envisager pour prévoir de conserver des anfractuosités dans les travaux de rénovations, voire en incorporer dans les constructions modernes.

Christophe Tomati et Alain Giraud (2010)

Actualisation

Les oiseaux apparaissent dans la deuxième quinzaine de mars ou début avril, l'observation la plus précoce est le 13 mars 2004 à Clermont-Ferrand (R. Riols). Les observations de l’espèce diminuent au cours du mois de septembre et octobre ; elles ne concernent pas uniquement les oiseaux locaux, mais aussi les individus en migration. La donnée la plus tardive a été obtenue le 22 novembre 2018 à Pérignat-sur-Allier (G. Le Coz et al.). 

Sa distribution est très localisée et sa reproduction n'a été prouvée que dans un nombre réduit de localités. Jusqu’en 2012, seul le département de Haute-Loire était concerné, avec 8 sites enregistrés en « nidification certaine » (Nicolas, 2013). De nouveaux sites de nidification certaine sont apparus ensuite plus au nord, dans le Puy-de-Dôme : d’abord à Olliergues depuis 2013, puis à Cournon-d’Auvergne où, suspectée dès 2015, la nidification est prouvée depuis 2016 (Dulphy et la LPO Auvergne, 2016). Dans l’Allier à Vichy une nidification probable est enregistrée en 2017 (D. Brugière) et l’espèce est depuis contactée même si la reproduction certaine n’est pas encore prouvée (D. Brugière).

Malgré d’importantes variations inter-annuelles, les effectifs nicheurs en Haute-Loire, estimés à seulement 5-20 couples en 1999 (Boitier, 2000),puis entre 30 et 50 en 2006 (Tomati et Giraud, 2010) (texte complet ci-dessus), semblent ces dernières années stables, voire en lente progression. Ainsi le nombre de sites connus actuels est d’une vingtaine, dont la moitié au Puy, en lente augmentation, sans qu’un nombre précis de couples puissent être avancé.

L’extension géographique des zones de nidification vers le nord et l’ouest de la France, notée dès la seconde moitié du XXième siècle (Issa et al., 2015), s’illustre en Auvergne avec l’apparition depuis 2013 des nouveaux sites de nidification dans le Puy-de-Dôme. Deux couples semblent présents à Olliergues, davantage à Cournon d’Auvergne où le nombre d’individus estimés en début de saison 2017 était de 12 à 16, alors qu’en fin de saison 20 à 25 oiseaux pouvaient être observés (A. Pouget), ce qui est conforme à la valeur maximale de 8 couples estimée l’année précédente (Dulphy et la LPO Auvergne, 2016). La présomption de nidification de l’espèce à Vichy en 2017 est intéressante et sa confirmation dans les années prochaines fournirait des arguments supplémentaires en faveur de l’expansion régionale de l’espèce. Bien qu’il faille être prudent, l’extension géographique pouvant s’effectuer au détriment des effectifs sur les sites antérieurs, le nombre de couples nicheurs par site étant difficile à apprécier, on peut estimer que l’augmentation des effectifs d’oiseaux nicheurs, bien que lente, est significative en Auvergne.

Bibliographie

BOITIER E. (Dir), 2000. Liste commentée des oiseaux d’Auvergne. Le Grand Duc, hors-série n° 1, 132 pages. p. 69.

COCHET G., 1978. Nidification du Martinet alpin (Apus melba) à Prades (Haute-Loire). Le Grand Duc, 13 : 55-56.

DULPHY J.P. et la LPO Auvergne. 2016. Le Martinet à ventre blanc (Apus melba) dans le Puy-de-Dôme. Le Grand Duc, 84 : 108.

ISSA N., BALLUET P., RAMIERE J., 2015. Martinet à ventre blanc (Tachymarptis melba), in Issa N. & Muller Y., coord. 2015. Atlas des oiseaux de France métropolitaine. Nidification et présence hivernale. Volume 2 : des Ptéroclididés aux Embérizidés. LPO / SEOF / MNHN. Delachaux et Niestlé, Paris. Page 776.

LPO Auvergne2010.Atlasdesoiseauxnicheursd’Auvergne.DelachauxetNiestlé éditeurs,Paris.575p. Page 235.

NICOLAS P., 2013. Le Martinet à ventre blanc en Auvergne durant la période 2007-2012. Le Grand Duc, 81 : 2-6.

NICOLAU-GUILLAUMETP,1995.Martinet à ventre blanc, inYeatman-BerthelotDetJarry,G.,NouvelAtlasdesoiseauxnicheursdeFrance, 1985-1989.SociétéornithologiquedeFranceéditeur. 776 p. Page 416.

RIOLS R., TOURRET P., et la LPO AUVERGNE, 2016.Liste rouge des oiseaux d’Auvergne (2015). 

Paul Nicolas et Arnaud Trompat le 22 octobre 2019


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