www.faune-auvergne.org
 Visiteur Anonyme  [J'aimerais participer]
VisionatureVisionature
http://www.faune-auvergne.org/index.php?m_id=1126&c=partner
Accueil
 
Les partenaires
Consulter
  Les observations
    - 
Les 2 derniers jours
    - 
Les 5 derniers jours
    - 
Les 15 derniers jours
     Cartes à l'actu
       - 
Sonneur à ventre jaune 2017
       - 
Rainette verte 2017
       - 
Triton palmé 2017
       - 
Caloptéryx éclatant 2017
       - 
Aeschne bleue 2017
       - 
Castor d'Eurasie 2017
       - 
Hermine 2017
       - 
Couleuvre verte et jaune 2017
       - 
Couleuvre d'Esculape 2017
       - 
Sympétrum strié 2017
       - 
Merle à plastron alpestre 2017
       - 
Guêpier d'Europe 2017
       - 
Chevalier guignette 2017
       - 
Petit Gravelot 2017
       - 
Hirondelle de rivage 2017
       - 
Oedicnème criard 2017
       - 
Pie-grièche à tête rousse 2017
       - 
Pie-grièche grise 2017
       - 
Vautour fauve 2017
       - 
Vautour moine 2017
       - 
Frelon asiatique 13-17
       - 
Vipère péliade 16-17
 - 
Les galeries
Information
 - 
Toutes les nouvelles
 - 
Sur votre agenda
  Aide
    - 
Droits d'accès
    - 
Espèces à publication limitée
    - 
Explication des symboles
    - 
les FAQs
  Statistiques d'utilisation
Atlas et cartes de présence
 - 
Atlas des oiseaux nicheurs
 - 
Atlas communal
 - 
Cartes de présence
Utilisation du site
 - 
Guide d'utilisation de Faune Auvergne
 - 
Contrat Moral & déontologie
 - 
Saisie des données et création de lieux-dits
 - 
Espèces à publication limitée
 - 
Attributions des droits d'accès aux données cachées (Oiseaux)
Enquêtes et suivis
  "Zones blanches" à prospecter
    - 
Allier
    - 
Cantal
    - 
Haute-Loire
    - 
Puy-de-Dôme
  Oiseaux
     Etudes quantitatives
       - 
DISTANCE SAMPLING
       - 
Le programme STOC
       - 
EPOC (Estimation des Populations d'Oiseaux Communs)
     Les oiseaux rares et menacés d'Auvergne
       - 
Synthèse annuelle
       - 
Liste rouge (oiseaux nicheurs)
     Rapaces
       - 
Recherche & suivi des aires de rapaces forestiers
       - 
l'Observatoire national rapaces
       - 
le Busard cendré
       - 
le Milan royal
       - 
l'Aigle botté
       - 
le Faucon pèlerin
       - 
l'Effraie des clochers
       - 
le Grand-Duc d'Europe
       - 
les Chouettes de Tengmalm et chevêchette
     Oiseaux d'eau
       - 
Oiseaux d'eau hivernants (Wetlands International)
       - 
Sternes pierregarin & naine
       - 
la Grue cendrée
     Passereaux & corvidés
       - 
Merle à plastron 2017-2018
       - 
Pie-Grièche Grise
       - 
Pie-grièche à tête rousse
  Mammifères
    - 
Atlas des mammifères d'Auvergne
    - 
Enquête Muscardin
  Amphibiens
    - 
Bilans annuels de l’Observatoire des Amphibiens d’Auvergne
    - 
Observatoire des Amphibiens d'Auvergne
    - 
Outils de communication de l’Observatoire des Amphibiens
    - 
Opération « un dragon ! dans mon jardin ? »
  Bromadiolone (Avis de traitement)
    - 
Carte communale
    - 
Avis Cantal
    - 
Avis Haute-Loire
    - 
Avis Puy-de-Dôme
Publications & colloques
 - 
La Journée FAUNE-AUVERGNE
 - 
Synthèse annuelle Faune-Auvergne
 - 
LE GRAND DUC de la LPO Auvergne
 - 
L'AFFUT du GMA
 - 
L'ECHO DES BROUSSAILLES de l'ORA
 - 
LE FILET GARNI du GEPA
 - 
MARGARITIFERA : Bulletin de liaison de l’atlas des Mollusques de l’Allier
Groupes de travail du réseau
 - 
Conseil Scientifique de la LPO Auvergne
 - 
COORDINATION FAUNE AUVERGNE
 - 
Comité d'Homologation Avifaune Auvergne
Documentation et identification
 - 
Doc Oiseaux
 - 
Doc Reptiles (ORA)
 - 
Doc Amphibiens
 - 
Doc Insectes
 - 
Doc Mollusques
Les liens

Merle à plastron 2017-2018

Enquête sur le Merle à plastron (Turdus torquatus) en Auvergne

Rédacteur : Alex Clamens

Répartition et effectifs : rappel de l’atlas des oiseaux nicheurs d’Auvergne (LPO, 2010)

La répartition du Merle à plastron en Auvergne est localisée aux zones de montagnes sur trois des quatre départements. Les indices de nidification certaine y concernent les secteurs suivants : Monts du Forez, Monts Dôme, Monts Dore et Cézallier dans le Puy-de-Dôme ; Cézallier et Monts du Cantal dans le Cantal ; le Mézenc en Haute-Loire. Il y a peut-être des nicheurs sur la Margeride où un indice probable existe dans la région de Saugues (43).

Des couples ont été notées jusque vers 1780 m sous le Puy Mary (massif du Cantal, 15) et la nidification certaine la plus élevée en altitude a été obtenue dans le même massif avec un couple nourrissant à 1600 m le 11/07/2000 (commune d’Albepierre-Bredons). Les vingt-cinq nidifications certaines obtenues durant l’enquête étaient toutes situées au-dessus de 1200 m.

Les estimations actuelles de la population auvergnate sont de 160 à 380 couples avec la répartition suivante : 80 à 150 dans le Puy-de-Dôme (répartis à peu près à égalité entre Monts du Forez, Cézallier et Monts Dore), 40 à 100 couples dans le Cantal et 40 à 80 couples pour la Haute-Loire.  La population française est estimée entre 4 000 et 8 000 couples (Dubois et al., 2008), occupant toutes les zones montagneuses au-dessus 1000 à 1200 m mais avec des noyaux de population plus bas dans les Ardennes et le Massif Armoricain. L’évolution de la population auvergnate n’est pas connue. L’impression générale est qu’elle est stable mais il conviendrait de déterminer les causes de disparition des populations de la Montagne Bourbonnaise et des Bois Noirs. Peut-être une fermeture des milieux suite au vieillissement des peuplements forestiers

Connaissances actuelles

En 2012, une analyse des données de Faune-Auvergne avait été tentée. Mais la prospection insuffisante n’avait pas permis d’avoir une idée de l’état de la population. C’était surtout vrai pour le Cantal (3 données sur le massif proprement dit), la Haute-Loire (7 données), le Cézallier (1 donnée mais précoce : mars) et les Monts du Forez (3 données). Seul le massif du Sancy avait fourni un nombre significatif de données avec la présence de l’espèce sur 14 lieudits, avec un nombre de mâles chanteurs estimés à au moins 19 (carte ci-dessous). Compte tenu de la concentration des observations sur certains itinéraires il s’agissait d‘une sous-estimation. On est donc loin des chiffres atlas. Le problème vient du nombre réduit d’ornithologues qui prospectent les reliefs, à l’exception du massif du Sancy.

Une nouvelle synthèse a été effectuée avec les données de 2015 et 2016. Même si la présence de gardes nature du PNR des Volcans d’Auvergne sur le Cantal a permis d’améliorer la synthèse régionale, les chiffres obtenus sont encore loin des estimations de l’atlas.

Départements

Atlas 2010

Données FA 2015-2016

Allier

0

0

Cantal

40-100

11 (lieudits)

Haute-Loire

40-80

8 (lieudits)

Puy-de-Dôme

80-150

25-30 (couples)

Une analyse plus détaillée sur le Puy-de-Dôme montre qu’en 2015-2016, seuls 31 lieux-dits ont fourni des observations de l’espèce en période de nidification alors que sur l’ensemble de la base de données de Faune-Auvergne l’espèce a été contactée sur 109 lieudits. Pour les seuls Monts du Forez alors que 31 lieudits de présence existent dans la base de données seuls 4 ont fourni des observations en 2015-2016.

Trois hypothèses non exclusives peuvent donc être avancées pour expliquer ces différences :

-les estimations de l’atlas de 2010 étaient surestimées mais ce sera difficile à déterminer ;

-certains secteurs ne sont pas assez prospectés, c’est le cas des Monts du Forez où les indices de présence connues remontent à une enquête réalisée par la LPO sur l’avifaune de ce secteur qui n’est que peu parcouru par les ornithologues

-l’espèce est en régression.

Une enquête sur la présence de cette espèce en période de nidification s’avère donc nécessaire afin d’avoir une idée la plus précise possible des effectifs nicheurs. Dans un contexte de réchauffement climatique et de déprise rurale favorisant la progression des ligneux, deux facteurs défavorables à l’espèce, une telle enquête devrait être renouvelée tous les 10 ans avec des sites tests à suivi annuel.

 

Détermination des zones à prospecter

http://files.biolovision.net/www.faune-auvergne.org/userfiles/MERLEAPLASTRON/ALTITUDE.JPG

Les deux graphiques ci-dessus, l’un avec toute la base de données faune-Auvergne, l’autre sur les trois dernières années, montrent que, en Auvergne, le merle à plastron ne niche qu’au-dessus de 1200 m d’altitude. Typiquement le merle à plastron est une espèce montagnarde de lisières. Il a besoin en effet d’arbustes, voire d’arbres ou de buissons, pour installer son nid, mais il se nourrit à découvert sur les pelouses d’altitude. En Auvergne, il recherche les lisières des péssières (Picea abies) pourvues de sorbiers des oiseleurs (Sorbus aucuparia) avec une strate herbacée assez rase, entretenue par un pâturage extensif équin et bovin, et dominée par la callune, la myrtille et le nard mais ce type d’exigence n’est cependant pas totalement exclusif. Quelques couples se cantonnent cependant dans des sites différents, comme des éboulis pourvus ou non de saules et de sorbiers, ou dans des landes montagnardes avec des rochers épars.

Détermination de la période de prospection

http://files.biolovision.net/www.faune-auvergne.org/userfiles/MERLEAPLASTRON/PHENOLOGIE.JPG

 

Les graphes de phénologie de présence ci-dessus montrent clairement deux pics de présence au printemps : un en mars-avril et l’autre en juin. Ce premier pic de mars-avril correspond à la période des observations de l’espèce en dessous de 1200 m, soit à des altitudes où elle ne niche pas. Il s’agit donc du passage migratoire. On retrouve d’ailleurs de telles données à l’automne (octobre) lors de la migration postnuptiale. Ceci permet donc de définir la période optimale de prospection entre début mai et mi-juillet afin d’éviter les individus en transit. Par précaution on peut fixer la date du 15 mai comme début des prospections. Les indices de nidification certaine sur les 3 années retenues ainsi que dans l’atlas de 2010 sont localisés à la période mi-mai début juillet. On peut donc prendre comme date ultime de prospection le 15 juillet.

Détermination des zones potentielles à prospecter

Localisation des lieudits où l’espèce a été contactée avec des indices probable ou certain dans la base de données Faune-Auvergne. TELECHARGEZ ICI LE DOSSIER CARTO EN PDF

Méthode de travail

Il faut sur deux ans vérifier la présence de l’espèce sur tous les sites indiqués sur les cartes ci-dessus pendant la période du 15 mai au 15 juillet.  Il faut centraliser les observations via Faune-Auvergne afin d’orienter les ornithologues intéressés vers les sites non parcourus au fur et à mesure de l’enquête. Il faut saisir les données en localisation précise et pas sur le lieu-dit associé. Les sites prospectés, sans contact avec l’espèce, devront être impérativement signalés lors de la saisie sur Faune-Auvergne par l’indication « aucune observation malgré recherche (indice 99) ».

Si possible, vous pouvez joindre à l’observation une photo du poste de chant ou du milieu si l’espèce est présente.

Le coordonnateur (Alex Clamens, alex.clamens@ac-clermont.fr) suivra régulièrement l’avancement du travail afin d’orienter les prospections vers les sites non encore visités. Cet avancement sera actualisé régulièrement sur faune-Auvergne. Des sorties collectives de prospection seront proposées via le site Faune-Auvergne.

Un bilan sera fait à la fin de la première année. L’étude fera l’objet d’une publication dont la forme sera à discuter.

http://files.biolovision.net/www.faune-auvergne.org/userfiles/MERLEAPLASTRON/TURTOR20150607.JPG


Ligue pour la Protection des Oiseaux délégation Auvergne – contact : faune-auvergne(arrobase)orange.fr
Visionature
VisioNature est un outil développé avec la collaboration du réseau LPO. Grâce aux technologies Internet, débutants, amateurs et professionnels naturalistes, peuvent partager en temps réel leur découverte et ainsi améliorer la connaissance et la protection de la faune
Biolovision Sàrl (Switzerland), 2003-2017