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Synthèse annuelle

Parmi les espèces rares et en danger dont la nidification fait l'objet d'une restitution annuelle au niveau national (dans la revue Ornithos), seules 3 espèces sont présentes de façon régulière en Auvergne : la Cigogne blanche, la Cigogne noire et la Bécassine des marais. Cependant au niveau régional, une soixantaine d'espèces répondent à ce statut. La plupart de ces espèces ont le triste privilège de faire partie des catégories "au bord de l'extinction", "en danger" et "vulnérables" dans la liste rouge des oiseaux d'Auvergne, régulièrement réévaluée par la LPO Auvergne, d'autres n'ont pas de statut applicable au sein de la liste rouge du fait de leur nidification seulement occasionnelle. Nous proposons ici, en fonction des connaissances acquises chaque année grâce à vous tous, contributeurs de faune-Auvergne, une petite synthèse annuelle pour chacune de ces espèces.

 

Les espèces rares et menacées en Auvergne : synthèse pour les espèces nicheuses en 2015

 

La liste reprise est celle de 2012-2013. Cette liste devrait évoluer légèrement avec la refonte (en cours) de la liste rouge des espèces nicheuses d’Auvergne. Pour toutes ces espèces on peut accéder à une fiche qui reprend les informations de l’Atlas des oiseaux nicheurs d’Auvergne (cliquer sur le petit i présent pour chaque donnée). Attention pour beaucoup d’espèces plus ou moins difficiles à contacter, le nombre de données peut être très loin de la réalité. La liste présentée concerne donc l’année 2015 et non le statut réel de chaque espèce.

 

Il est facile de faire la synthèse d’un petit nombre de données. Par contre plusieurs espèces de la liste ont beaucoup de données. Dans ce cas la synthèse est peu précise, en attendant que des bilans détaillés soient faits, ce qui dépend des volontaires pour le faire. La préparation d’une nouvelle liste rouge va aussi permettre de faire une partie de ces bilans. Le nombre de données avec un code de nidification sera souvent proposé. Ce n’est qu’une indication, car ce chiffre donné dépend à la fois de la pression d’observation et de l’abondance de l’espèce, mais c’est une indication qui a paru intéressante.

 

Au total 58 espèces sont présentées. Pour 10 d’entre elles il n’y a eu aucun indice de nidification. Certaines sont probablement disparues (Fauvette orphée), d’autres ont pu échapper aux observateurs (Gélinotte), d’autres peuvent être occasionnelles (Canard souchet). Pour quelques espèces cependant il n’y a pas eu de transmission des synthèses, d’où quelques imprécisions.

 

Canard souchet : Indices possibles sur 2 sites en Allier, mais aucune reproduction signalée en 2015. L’espèce est occasionnelle.

 

Blongios nain : Encore un chanteur fin juin près d’Issoire, mais avec suite inconnue.

 

Héron pourpré : Nidification certaine à Ainay-le-Château-63, avec 3 jeunes (A.Trompat). L’espèce ne s’était plus reproduit dans la région depuis la fin des années 90, à part peut-être en 2008.

 

Sarcelle d’été : 11 données avec un code , Pas de nidification certaine notée. Nidification probable sur un site et possible sur 2 autres.

Sarcelle d’hiver : 50 données avec un code. Nidification certaine sur 3 sites : 2 dans le Cantal avec 3 couvées (5, 6, 7 poussins) (Th. Leroy) ; 1 dans le Puy-de-Dôme avec 4 jeunes (C. Segain, Th. Leroy).

 

Canard chipeau : 1 couple nicheur à Ainay-le-Château-03, avec 10 poussins. Des indices possibles sur 4 sites en 03.

 

Fuligule milouin : Espèce bien notée : 104 données avec des indices.

-Cantal : 3 nichées (Talizat et Sériers) : 2 fois 5 poussins, une fois 8. Cette nichée de 8 sera la seule à la narse de Pierrefitte pour un potentiel de 9-10 femelles nicheuses et n’aura qu’un survivant ! Une très forte prédation (à priori par la Loutre) initialement portée sur la colonie de Mouettes rieuses, s’est exercée cette année sur l’ensemble des oiseaux d’eau du site.

-Allier : 5 nichées (étang des Barres, étang Billot, étang des Bruyères) pour 16 poussins.

Les 2 petites populations auvergnates se maintiennent donc mais l’accroissement rapide de la population de la narse de Pierrefitte semble compromis.

 

Gélinotte des bois : Pas d’indice : espèce toujours aussi mystérieuse.

 

Marouette ponctuée : 3-4 chanteurs sur 3 sites (Jolan, Lascols et le Fung). C’est la même situation que les 2 années précédentes.

 

Bécassine des marais : 62 données avec un code, sur 11 sites. Au final une dizaine de chanteurs sur 6 sites (3 dans le 63, un en Haute-Loire, 2 dans le Cantal).

 

Sterne naine : 9 sites avec des indices de nidification : 26 couples nicheurs.

 

Pipit rousseline : Pas de nidification et seulement une dizaine de données.

 

Pie-grièche à tête rousse : Il y a eu 75 données avec un indice de nidification dans l’Allier, et 33 dans le Cantal. C’est plus qu’en 2014, mais loin du nombre de données de 2012. La situation de l’espèce sur la Planèze de Saint-Flour semble s’être dégradée, des recherches spécifiques devraient être menées.

 

Pie-grièche grise : Grâce à des recherches ciblées le nombre de données avec un indice de nidification est élevé, juste un peu plus faible qu’en 2011 (990 données) : 262 possibles (20 mailles 10 x 10), 380 probables ((14 mailles), 217 certaines (25 mailles). Concernant les départements les valeurs sont les suivantes : Cantal = 161 données, Haute-Loire = 68 données, Puy-de-Dôme = 630 données (mais avec beaucoup de doublons).

 

Fuligule morillon : 3 ou 4 couples nicheurs, avec 16 poussins. Et aussi un couple probable. Tous dans l’Allier.

 

Nette rousse : 15-20 couples positionnés, mais seulement 3-4 couvées, dont une seule en Haute-Loire avec 1 poussin, le reste en 63 avec au moins 17 poussins.

 

Grèbe à cou noir : Un couple présent en juin dans l’Allier (A. Trompat).

 

Crabier chevelu : Rien en 2015

 

Héron garde-bœufs : Aucun couple nicheur noté dans le 63, au moins 3 couples nicheurs en Haute-Loire. Le gros des troupes reste dans l’Allier.

 

Aigrette garzette : Dans le Puy-de-Dôme, 1 à 2 couples nicheurs à la Roche-Noire, un seul nid trouvé dans la colonie des Martres-d’Artière où le nombre de couples nicheurs semblent être en chute libre depuis quelques années. Sinon c’est avant tout l’Allier qui abrite les nicheurs.

 

Bihoreau gris : Aucun couple nicheur dans le Cantal, 5 en Haute-Loire, 20 dans le Puy-de-Dôme. En outre l’espèce est présente sur 7 sites dans l’Allier.

 

Cigogne blanche : Seul le département de l’Allier a hébergé des couples reproducteurs, avec une population toujours dynamique : présence sur une quinzaine de sites. Par contre il n’y a eu aucune reproduction, apparemment, dans les autres départements.

 

Cigogne noire : 4 couples nicheurs dans l’Allier. Au moins 7 jeunes.

 

Circaète : L’espèce reste peu commune, mais non menacée. Plus aucun indice de nidification dans l’Allier depuis 2012. Stabilité des indices de reproduction probables et certains dans les 3 autres départements.

 

Busard cendré : Le lancement du plan régional de conservation en partenariat avec le monde agricole a permis l'embauche d'un salarié à temps plein et d'une personne en service civique, ce qui a permis de relancer, avec les bénévoles, la dynamique de suivi en Auvergne. Prospection particulière donc en Grande Limagne où 47 cpl ont produit 74 jeunes (1,80 juv/cpl, 34 % d’échecs, 61 % de nids protégés), 10 cpl en plaine de Plauzat-63 ont produit 18 jeunes (2,25 juv/cpl, 38 % d’échecs, 25 % de nids protégés) et 4 couples dans la ZPS du pays des Couzes ont produit 2 jeunes (0,5 juv/cpl, 75 % d’échecs, 25 % de nids protégés), en outre le prolongement de la Limagne côté Allier a été enfin prospecté : 15 cpl dont 11 nicheurs suivis ont donné 17 jeunes (1,55 juv/cpl, 45 % d’échecs, 55 % de nids protégés). Disparition dans le Lembronnais. Aucun couple n’est signalé dans le Cantal. En Haute-Loire : 81 couples cantonnés sont observés, 85 nids sont suivis (dont pontes de remplacement donc), 112 jeunes prennent leur envol.

 

Busard St Martin : 31 données avec des indices probables et certains, pour 5 couples dans l’Allier, 4 à 6 dans le Puy-de-Dôme, 1 dans le Cantal et 3 en Haute-Loire. La situation de cette espèce est devenue très inquiétante. A noter un couple formé d’un mâle 2A et d’une femelle 2A nicheur certain en zone humide sur la Planèze de Saint-Flour.

 

Aigle royal : A l'automne 2015, à nouveau des observations d'individus adultes sur un site de cantonnement dans le Cantal.

 

Aigle botté : 90 données avec un code probable ou certain. Légère baisse de la pression d’observation, mais population apparemment stable autour de 100 couples.

 

Faucon pèlerin : Toujours pas de bilan. Mais 274 données avec des indices probables et certains. 3 sites dans l’Allier, plus de 15 dans le Puy-de-Dôme. Apparemment l’espèce poursuit son expansion vers le nord de la région.

 

Faucon hobereau : Seulement 49 données avec des indices probables et certains, sur une trentaine de sites.

 

Râle d’eau : Le Râle d’eau a niché pour la première fois de manière certaine ou probable sur trois sites du Puy-de-Dôme qui ont fait l’objet d’une réhabilitation écologique. C’est un encouragement à la poursuite des efforts de gestion mis en œuvre. Cette année 194 données avec indice possible (chanteurs), probable et certain, sur 45 sites (3 dans l’Allier, 16 dans le Puy-de-Dôme, 18 dans le Cantal et 8 en Haute-Loire). Le nombre de données progressent, mais surtout parce que certains oiseaux sont présents sur des sites très suivis. Cette espèce mériterait une synthèse approfondie.

 

Vanneau huppé : Année faste avec 215 données avec indices probables ou certains, sur plus de 50 sites. Au moins 11 couples dans l’Allier, 53 dans le Puy-de-Dôme, 18 dans le Cantal, 12 en Haute-Loire, soit au moins 94 couples contactés en 2015.

 

Petit gravelot : 179 données avec des indices probables ou certains en 2015. C’est beaucoup plus qu’en 2014. Les oiseaux sont surtout le long de l’Allier dans le département de l’Allier. Ils sont dispersés et peu présents ailleurs.

 

Courlis cendré : Les résultats de l’enquête de 2014 et 2015 (coordination : Th. Brugerolle) sont les suivants :

- l’Allier accueille au moins 12 couples mais les recherches n’ont pas été complètes et mériteraient d’être poursuivies.

- 19 à 24 couples ont été recensés dans le Puy-de-Dôme, soit une baisse de l’ordre de 20% par rapport à la dernière estimation en 2000.

- La quasi-disparition se confirme en Haute-Loire avec uniquement un chanteur noté en deux ans. - - Le Cantal accueille désormais la moitié des effectifs régionaux avec 31 à 43 couples, la très grande majorité nichant sur la Planèze de Saint-Flour.

L’effectif régional serait donc compris entre 62 et 80 couples. Les populations de plaine de l’Allier et du Puy-de-Dôme sont très menacées à cause d’un succès de reproduction très faible, la situation dans le Cantal semble moins alarmante.

 

Chevalier guignette : Total de 75 données de reproduction : 41 possible, 27 probables, 7 certaines. C’est peu, en particulier par rapport à 2010-2013 : prospection probablement faible.

 

Goéland leucophée : Toujours la même situation : un nombre conséquent d’oiseaux, des couples, puis quelques nicheurs (3 couples sur 3 sites) et seulement 2 poussins.

 

Mouette rieuse : Cette année une petite colonie a été trouvée dans la Haute-Loire, avec 4 nids. C’est une première pour ce département. Sinon 3 colonies dans l’Allier avec environ 100 nids.

 

Sterne pierregarin : Petite année dans l’Allier avec 26 couples nicheurs seulement ! Par contre dans le Puy-de-Dôme il y a eu 9 couples nicheurs sur l’écopole. Des couples ont dû nicher sur la Dore, mais ils n’ont pas été suivis.

 

Grand-duc : Pour le Puy de Dôme pas de suivi coordonné en 2015. Malgré tout, les résultats de Faune Auvergne montrent que 64 sites différents ont été suivis. 59 d’entre eux été occupés par au moins 30 mâles et 29 d’entre eux par un couple. Concernant la reproduction 9 sites se sont avérés reproducteurs (2 sites avec 3 jeunes, 5 sites avec 2 jeunes et 2 sites avec 1 jeune). Des nouvelles données ont été enregistrées sur des zones où les Grands-ducs n’avaient pas encore été repérés. Elles seront à confirmer dans l’avenir.

Les suivis s’essoufflent pour les autres départements et il n’y a plus de synthèse. Cependant la population semble stable, voire en expansion dans la partie nord de l’Auvergne. Pas de menaces nettes pour l’instant.

 

Chouette de Tengmalm : Après 2012 et 2014, 2015 n’a concerné que 136 données avec un code de nidification pour 151 oiseaux : 82 données en Haute-Loire, 54 dans le Puy-de-Dôme.

 

Chevéchette d’Europe : En 2015 la pression d’observation s’est un peu relâchée : 56 données en Haute-Loire, pour 22 avec un code de reproduction, 85 données dans le Puy-de-Dôme, pour 33 avec un code. Le Forez accueille 3 chanteurs et un couple nicheur probable, le Haut-Livradois 3 chanteurs et un couple nicheur certain, le Haut-Vivarais 1 chanteur et un couple nicheur certain.

 

Petit duc scops : 54 à 59 chanteurs / couples contactés cette année, la majorité des données provenant du Puy-de-Dôme : 1 sur la faille de la Limagne, 47 à 51 dans le Pays des Buttes, 1 dans la Comté, 3 dans le Lembronnais et 1 dans le Bas-Livradois. En Haute-Loire, 1 à 2 chanteurs dans le Haut-Livradois et 1 à Brioude. L’enquête rapaces nocturnes permet d’avoir quelques idées de densité : 5 chanteurs / couples sur 25 km² autour de Plauzat (63), 1 chanteur sur 25km² autour de Sallèdes (63) et 1 chanteur sur 25 km² autour de Saint-Hérent (63). A comparer aux densités relevées auparavant sur de petits secteurs très favorables : 8 chanteurs sur 0,9 km² à Veyre-Monton et 6 chanteurs sur environs 10 km² à Cournon-d’Auvergne.

 

Martinet à ventre blanc : Il y a eu 86 données avec un indice de nidification dont 14 dans le Puy-de-Dôme. Environ 7sites sont concernés en Haute-Loire, un seul dans le Puy-de-Dôme. Cependant la présence d’oiseaux autour de Cournon-63 pourrait indiquer une nidification dans ce secteur (centre du Puy-de-Dôme). Les estimations de couples nicheurs sont : 65 à 165 couples pour la Haute-Loire, 2 à 4 couples pour le Puy-de-Dôme (R. Riols).

 

Guêpier d’Europe : 256 données avec un code, mais seulement 120 probables ou certains (67 dans l’Allier, 3 dans le Cantal, 4 en Haute-Loire, 46 dans le Puy-de-Dôme). Un bilan fait par R. Riols donne les résultats suivants : Allier : 380 couples ; Haute-Loire : 45 couples ; Puy-de-Dôme : 170 couples. Belle augmentation donc par rapport aux résultats publiés dans l’Atlas des oiseaux nicheurs. A noter la première tentative de nidification dans le Cantal avec une colonie accueillant 2 couples dans le bassin de Maurs.

 

Pic cendré : Peu de données avec un code de nidification : 36 dans l’Allier et 1 dans le Puy-de-Dôme. Et comme toujours, pratiquement que des chanteurs.

 

Hirondelle de rivage : Au total Il y a eu 167 données avec un code, ce qui est une valeur élevée, avec 2 sites en Haute-Loire. Les colonies restent classiquement le long des grandes rivières.

 

Accenteur alpin : Avec une seule donnée de 2 oiseaux dans le Sancy, et ce malgré quelques recherches ciblées, c’est une espèce encore plus rare que les autres années. La fonte des neiges très précoce et le printemps chaud sont des hypothèses explicatives.

 

Monticole de roche : Le nombre de données avec un code est passé à 103, ce qui indique une bonne pression de recherche : 31 dans le Puy-de-Dôme, 33 en Haute-Loire et 39 dans le Cantal. Pour le Puy-de-Dôme le nombre de couples repérés atteint cependant à peine 10.

 

Merle à plastron : 75 données au total avec un code de nidification, mais seulement 5 dans le Cantal. Là aussi on est probablement loin de la réalité !

 

Grive litorne : Année faste avec 191 données (72 dans le Cantal, 3 en Haute-Loire, 116 dans le Puy-de-Dôme). Cependant les sites notés variant beaucoup d’une année à l’autre, il est probable qu’on détecte qu’une petite partie des nicheurs !

Aucun dans l’Allier, 32 à 50 couples dans le Puy-de-Dôme, 28 à 48 dans le Cantal, 1 à 3 en Haute-Loire, soit 61 à 101 couples contactés en 2015.

 

Rousserolle turdoide : Un couple avec mâle chanteur dans l’Allier, mais issue inconnue (A. Trompat). Donc statut toujours mystérieux, sans nidification certaine depuis bien longtemps.

 

Fauvette babillarde :

36 données ayant un code de nidification, pour une quinzaine de sites. Oiseaux assez dispersés dans le nord de l’Allier. Le niveau moyen de données est assez stable depuis près de 40 ans.

 

Fauvette orphée : Aucun contact ce printemps.

 

Fauvette pitchou : Aucune donnée en 2015, comme en 2014.

 

Casse-noix moucheté : 8 données avec des codes, toujours dans le secteur du Mézenc.

 

Moineau soulcie : 31 données avec un indice de nidification mais pas de recherches particulières. Toujours les mêmes zones : une majorité dans le centre du Puy-de-Dôme, un site dans l’ouest du Cantal, 3 en Haute-Loire. Pour ces 2 départements on est probablement très loin de la réalité !

 

Tarin des aulnes : Situation très particulière pour cette espèce : 26 données avec des codes, mais un seul couple actif. Tous les codes sont des codes 2, correspondant à des oiseaux notés en mai-juillet. Cependant l’espèce est toujours aussi difficile à détecter.

 

Bruant ortolan : 86 données avec un code de nidification dans le Puy-de-Dôme. C’est un bon chiffre grâce à quelques recherches ciblées. Il y a 3 zones occupées : le nord de la Limagne, la plaine de Plauzat-63 et ses abords, la région de Billom. Il y a au moins 74 chanteurs pour ces zones, chiffre très faible par rapport au passé. En outre 2 chanteurs ont été notés dans le département de l’Allier. L’impression reste cependant au déclin, avec probablement des pauses dans ce déclin.

 

J. P. Dulphy, avec l’aide de F. Guélin, Th. Brugerolle, R. Riols, JP Boulhol, G. le Roux, Y. Martin S. Lovaty, G. Saulas, clos le 4 décembre 2015.

 

 

 

Les espèces rares et menacées en Auvergne : synthèse pour les espèces nicheuses en 2014

 

La liste reprise est celle de 2012-2013. Cette liste devrait évoluer légèrement avec la refonte de la liste rouge des espèces nicheuses d’Auvergne. Pour toutes ces espèces on peut accéder à une fiche qui reprend les informations de l’Atlas des oiseaux nicheurs d’Auvergne (cliquer sur le petit i présent pour chaque donnée).

Il est facile de faire la synthèse d’un petit nombre de données. Par contre plusieurs espèces de la liste ont beaucoup de données. Dans ce cas la synthèse est peu précise, en attendant que des bilans détaillés soient faits, ce qui dépend des volontaires pour le faire. La préparation d’une nouvelle liste rouge va aussi permettre de faire une partie de ces bilans.

Le nombre de données avec un code de nidification sera souvent proposé. Ce n’est qu’une indication, car ce chiffre donné dépend à la fois de la pression d’observation et de l’abondance de l’espèce, mais c’est une indication qui a paru intéressante à donner.

Au total 59 espèces sont présentées. Pour 9 il n’y a eu aucun indice de nidification. Certaines sont probablement disparues (Blongios nain), d’autres ont pu échapper aux observateurs (Gélinotte), d’autres peuvent être occasionnelles. Deux autres années avaient été synthétisées (2012 et 2013).

Canard souchet :

Un couple à Talizat-15, présent en mai-juin, sans suite. Une nichée de 5 poussins en juillet à Ainay-le-château-O3 (A T). Le statut de cette espèce reste précaire.

Blongios nain :

Un chanteur fin mai vers Issoire, avec suite inconnue, mais nidification peu probable. La population française est estimée entre 280 et 520 couples nicheurs en 2012 (voir Ornithos, 21-6). Dans la région l’espèce a probablement disparu il y a longtemps mais des recherches spécifiques sont à mener.

Héron pourpré :

Deux oiseaux en mai vers Bort-L’étang-63, sur site historique, mais sans suite. Depuis 2001, il n’y a donc eu aucune nidification certaine.

Rousserolle turdoide :

Aucun indice de nidification. Cette espèce semble maintenant disparue de la région.

Sarcelle d’été :

Parades en avril-mai à Talizat-15, Avec 5 mâles, mais 1-2 femelles. Des indices possibles et probables sur 4 autres sites. Une nichée fin juin à Talizat avec 8 poussins (RR, TL). Le statut de cette espèce est également précaire.

Sarcelle d’hiver :

8 sites avec des indices possibles et probables. Une seule nichée avec 2 poussins le 11 Juillet à Egliseneuve d’Entraigues-63 (TL). Ils voleront. Statut précaire aussi.

Canard chipeau :

Très peu de données.  Une nichée de 2 poussins le 30 mai dans l’Allier.

Indices possibles sur 2 autres sites. C’est tout !

Fuligule milouin :

Belle série de données (97 avec indices). Rien dans le Puy-de-Dôme et un seul site probable en Haute-Loire. Une population au nord de la région, avec 6 couvées notées. Une autre population dans le sud (Talizat, Sériers) avec 6 nichées également.

Gélinotte :

Pas d’indice : espèce toujours aussi mystérieuse.

Marouette ponctuée :

4 chanteurs sur 3 sites dans le Cantal, en mai. C’était le même constat il y a un an (In Ornithos, 21-6). La population française est estimée entre 153 et 172 chanteurs, ce qui est très faible.

Bécassine des marais :

9 chanteurs sur 6 sites, dans le sud-ouest de l’Auvergne. C’est très faible aussi.

Sterne naine :

Sur les fleuves Allier et Loire. 3 sites avec des indices certains.

Cochevis huppé :

Pas d’indice de nidification.

Pipit rousseline :

Pas d’indice de nidification, mais 25 données d’oiseaux au passage, ce qui est un record.

Pie-grièche à tête rousse :

Il y a eu 91 données avec des indices de nidification, dans l’Allier (48) et le Cantal (42), plus un couple probable eu Haute-Loire.

Pie-grièche grise :

Le nombre de données avec des indices de nidification a légèrement baissé par rapport à 2013 (181 possibles, 218 probables, 77 certains). Toujours aucun indice dans l’Allier. Une contraction de l’aire de nidification semble exister au nord-est du Puy-de-Dôme, mais le nombre de mailles 10 x 10 occupées est stable : 26 possibles, 18 probables, 23 certains). Le plan national d’actions (PNA) concernant cette espèce va démarrer. Espérons qu’il aura un impact positif.

Fuligule morillon :

5 sites avec des indices dont 2 avec des poussins :

-1 couvée de 5 poussins à Pouzy-Mésangy-03,

-1 couvée de 6 poussins à Lurcy-Lévis-03.

Nette rousse :

Aucun indice dans le Cantal et l’Allier, malgré un couple au printemps dans ce dernier département.

Dans le Puy-de-Dôme, des couples sur 4 sites en mai, avec une trentaine d’adultes. Puis 4 couvées comptant 26 poussins au total lors de leur découverte.

Dans la Haute-Loire, 6 nichées comptant au total 34 poussins lors de leur découverte (J.P. Boulhol)

Ensuite, comme toujours les oiseaux disparaissent, partent ou se font discrets, et ce qui se passe en été reste un peu mystérieux ! L’espèce s’est implantée, mais ne semble plus progresser.

Grèbe à cou noir :

Aucun indice de nidification pour cette espèce en 2014.

Crabier chevelu :

Aucun indice de nidification pour cette espèce en 2014.

Héron garde-bœufs :

Dans le Puy-de-Dôme il y a eu un couple probablement nicheur sur le site de l’Ecopole-63.

En Haute-Loire, 4 couples nicheurs avec des jeunes ont été notés sur le secteur de Bas-en-Basset. L’espèce semble se plaire après son implantation en 2013.

 Dans l’Allier 6-7 sites ont hébergé des couples nicheurs.

Aigrette garzette : AT

L’espèce a niché dans l’Allier et le Puy-de-Dôme.

Dans le Puy-de-Dôme, 2 sites avec des oiseaux nicheurs, dont l’Ecopole-63, première nidification certaine sur ce site.

Dans l’Allier, Il y a eu 6 sites avec des données certaines.

Bihoreau gris :

Dans la Haute-Loire l’espèce a niché sur un site. Dans le Puy-de-Dôme il y a eu 2 sites.

Et dans l’Allier, 7 sites ont hébergé des oiseaux de cette espèce.

Cigogne blanche :

Seul le département de l’Allier a hébergé des couples reproducteurs, avec une population toujours dynamique : présence sur 18 sites. Par contre il n’y a eu aucune reproduction, apparemment, dans les autres départements.

Cigogne noire :

3 nichées avec 8 jeunes. A noter que la population française est estimée à 60 couples en 2013.

Circaète :

L’espèce reste peu commune, mais non menacée. Plus aucun indice de nidification dans l’Allier depuis 2012.

Busard cendré :

Globalement une bonne année pour la reproduction de cette espèce. Dans le Puy-de-Dôme : 76 couples observés, 39 nids localisés, 24 suivis dont 5 en échec et 19 produisant au moins 55 jeunes à l’envol dont 11 grâce à protection. Grosse année en Haute-Loire avec près de 100 couples suivis et un besoin de protection colossal.

Beaucoup de données, mais pas de bilan général? A noter une étude approfondie se poursuivant pour la cinquième année dans la plaine de Plauzat (Th. Brugerolle), avec des résultats présentés lors de la journée Faune-Auvergne et accessibles dans la rubrique correspondante.

Busard St Martin :

Il n’y a eu que 20 données avec des indices probables et certains, ce qui est faible. Il sera important de réévaluer la population de cette espèce.

Aigle royal :

Aucune donnée en 2014.

Aigle botté :

239 données avec un code, dont 122 probables et certains. C’est une belle série, malgré de nombreux doublons. A rapprocher d’une pression d’observation notable, ce qui n’était pas le cas autrefois.

Faucon pèlerin :

Pas de bilan récent. Il faudra donc l’attendre. A noter 241 données avec des indices probables et certains, indiquant à la fois une population dynamique et un suivi important.

Faucon hobereau :

Il y a eu 66 données avec des indices probables ou certains, sur 40-45 sites. C’est assez peu, mais l’espèce est discrète et peu suivie.

Râle d’eau :

Il y a eu 194 données avec des indices possibles, probables et certains, sur 30-35 sites. C’est notable, pour une population estimée à 200 couples nicheurs en 2010, mais difficile à suivre. A noter une progression du nombre de données avec indice par rapport à 2013.

Vanneau huppé :

Il y a eu 122 données avec des indices probables ou certains, sur 50-55 sites. Mais le nombre actuel de couples nicheurs en Auvergne n’est pas évident à estimer, dans un contexte de diminution de l’espèce.

Petit gravelot :

Il y a eu 137  données avec des indices probables ou certains. Comme pour le Vanneau la population mériterait d’être réévaluée, mais elle n’est pas trop menacée.

Courlis cendré :

2014 était la première année d’une nouvelle enquête sur cette espèce. Il y a eu 112 données avec des indices probables ou certains, ce qui est plutôt faible, mais bien plus élevé qu’en 2013 (enquête oblige !).

Dans l’Allier il y a toujours probablement quelques couples nicheurs, mais les trouver semble très difficile. Dans le Puy-de-Dôme une vingtaine de couples ont été trouvés. La population cantalienne apparait stable mais avec une productivité très faible qui pose question quant à l’avenir de cette population. L’enquête continue en 2015

Chevalier guignette :

Total de96 données avec des indices de nidification  (10 possibles, 8 probables et 41 certains)

Goéland leucophée :

Un nombre conséquent d’oiseaux est présent sur divers sites, en particulier sur des sites de nidification. Mais au final, comme d’habitude, peu d’oiseaux commencent une nidification : une dizaine de couples sur 5 sites dont 3 dans le Cantal et 2 dans le Puy-de-Dôme.

Mouette rieuse :

Des oiseaux en nombre notable se cantonnent au printemps sur divers sites, mais seulement une partie niche. Ainsi 5 colonies ont été notées (4 dans l’Allier et une dans le Cantal) pour environ 70-80 nids. Une nouvelle fois la colonie de la Planèze de St-Flour ne produit aucun jeune, une prédation systématique par la Loutre ou le Raton laveur étant suspectée. Cette espèce a donc toujours de gros problèmes pour se reproduire dans notre région.

Sterne pierregarin :

Bilan pour l’Allier à venir. La nidification dans le Puy-de-Dôme est maintenant  notable. En effet sur l’écopole-63 les radeaux ont attirés plusieurs couples et, avec ceux nichant, sur des bandes de galets, il y a eu 4-5 couples nicheurs. En outre il y a eu 6 couples nicheurs au sud de Vichy, au nord du département. A noter aussi une présence printanière le long de la Dore.

Hibou Grand-duc :

Bilans en attente, sauf pour l’Allier. Pour ce département la population est estimée entre 30 et 50 couples, ce qui est remarquable.

Chouette de Tengmalm :

2014 a été une année avec une prospection intense, avec 500 données au total, presque au niveau de celle, record, de 2012. Ces données ont concernées 357 oiseaux, c’est dire qu’il y a eu beaucoup d’écoutes négatives. 266 données sont accompagnées d’un code de reproduction. Mais on ne peut tirer une estimation de la population avec ces seules données, estimation à 100 couples en 2010.

Chevéchette d’Europe :

En 2014 il y a eu un effort de prospection très net, pour améliorer les connaissances d’une espèce très difficile à repérer. Cela a donné un total de 221 données, pour 40 oiseaux, donc avec beaucoup d’écoute négatives. 26 données ont été rapportées avec un code de nidification, pour un total de 10 à 20 chanteurs (Bois noirs, Forez, Livradois, sud de la Haute-Loire). A noter aussi une réaction nette des passereaux à la repasse sur plusieurs sites. Année faste donc pour la connaissance de cette espèce en Auvergne.

Petit duc scops :

Il y a eu 52 données avec code de nidification dans le Puy-de-Dôme, dans la région classique de nidification. Un autre groupe de données vient de la région de Brioude. Et, très curieusement, un couple a été suivi, durant tout le printemps, sur un site forestier, à 1000 m d’altitude !

Martinet à  ventre blanc :

Il y a 98 données avec un code de nidification. Il y a toujours un site dans le Puy-de-Dôme et une dizaine en Haute-Loire.

Guêpier d’Europe :

234 données avec un code de nidification.  Le Guêpier est bien implanté en Auvergne, mais un bilan récent reste à faire.

Pic cendré :

56 données avec un code de nidification, mais 52 avec simplement le chant. Il n’y a donc pratiquement pas de données probables et certaines pour 2014. C’est très peu par rapport aux 177-400 couples estimés en 2010. Toujours dans le nord-ouest de l’Auvergne.

Hirondelle de rivage :

Un suivi avec bilan avait été mis en place, mais n’a pu être réalisé. Il y a eu cependant 125 données avec un code de nidification, majoritairement sur l’axe Allier. Les estimations de 2004, plus de 5000 couples, seraient à revoir.

Accenteur alpin :

Seulement 11 données avec un code de nidification, dans les monts Dore et le Cantal. C’est peu, mais habituel (12 en2013 et 5 en 2012).

Monticole de roche :

91 données avec un code de nidification, sur Monts dore, Mézenc (2 jeunes volants sur 2 sites classiques), Cantal. Une donnée possible dans le Forez où il a niché, mais notation en août ! Belle progression des données depuis 5 ans : probablement une augmentation de la pression des recherches. A vérifier, ce qui n’est pas si facile.

Merle à plastron :

Année correcte avec 62 données avec un code, contre 78 en 2011. Indices dans les monts Dore, le Cézallier, les monts du Cantal, le Forez et le Mézenc.

Grive litorne :

89 données avec un indice de nidification. Légère régression par rapport aux 110 données de 2012. C’est le sud-ouest de l’Auvergne qui est concerné, comme classiquement. Une donnée dans le Forez et 2 en Haute-Loire correspondent à des nidifications peu probables.

Fauvette babillarde :

Sur 3 ans il y a eu en moyenne 26 données avec un indice par an, valeur relativement stable. Seul le département de l’Allier est concerné avec 7 sites.

Fauvette Orphée :

Cette année il y a eu 2 contacts (Haute-Loire et Puy-de-Dôme). L’espèce n’a donc pas disparu, mais c’est peu. En 2013 il n’y avait pas eu de données, et 11 en 2012. L’avenir de cette espèce reste incertain. A noter qu’elle baisse en France depuis 2009, après avoir augmentée.

Fauvette pitchou :

Aucune donnée en 2014.

Casse-noix :

24 données avec un code. L’espèce reste très localisée dans le Mézenc et sur un site proche. Elle est difficile à contacter en période de nidification, mais le nombre de contacts en été et en automne sur le Mézenc prouve son dynamisme. Par ailleurs plusieurs contacts  sur le massif du Meygal laissent supposer qu’il y a un début d’implantation, mais il ne manque plus que d’en apporter la preuve.

Moineau Soulcie :

58 données avec un code. Zones classiques : centre du Puy-de-Dôme, sud du Cantal, sud de la Haute-Loire. A noter l’article de G. Le Coz dans la revue le Grand Duc, qui donne 30 nids à la Sauvetat -63.

Tarin des aulnes :

12 données avec un code, mais 9 avec un code possible, ce qui est loin de correspondre à des nidifications certaines. 3 données par contre correspondent à des jeunes volants en juin-juillet :

-au moins deux jeunes en Haute-Loire début juillet

-un jeune dans les Dômes, commune d’Aydat fin juin,

-une famille probable près du lac du Guèry-63 fin juin aussi.

Bruant ortolan :

69 données avec un code, dans le sud Allier-nord du Puy-de-Dôme, le centre du Puy-de-Dôme. Le nombre de données ne chute pas vraiment, mais de nombreux sites ont été désertés, indiquant à la fois une situation floue, mais une régression continue probable.

Rédacteurs : J.P. Dulphy, R. Riols, A. Trompat, Th. Brugerolle, F. Guélin, G. le Roux.

 

Les espèces rares et menacées d’Auvergne : synthèse annuelle 2013

Canard Souchet : Il y a 14 données avec reproduction probable. Un couple était présent de mai à juin sur la Narse de Pierrefite (Talizat-15) mais la nidification n’a pas été décelée. Un couple a aussi été noté en mai sur la Narse de Lascols (15). Le statut de cette espèce reste donc très précaire.

Blongios nain : Aucune donnée de reproduction. Deux oiseaux ont tout de même été vus au passage (données homologuées).

Héron pourpré: Espèce toujours problématique, des oiseaux adultes étant observés jusqu'en mai. Une seule donnée de nidification possible est retenue dans les Varennes (63) qui a accueilli historiquement la seule nidification récente d’Auvergne. Ce secteur mériterait d'être plus régulièrement suivi afin de savoir si le Héron pourpré fait toujours partie de l'avifaune nicheuse d'Auvergne. En ce qui concerne l’Allier, où l’espèce a niché jusque vers 2008, les observations dans le nord du département sont à mettre en lien avec un étang du Cher où la reproduction a lieu. Les adultes viennent s’alimenter assez loin et peuvent donc être observés chez nous.

Rousserolle turdoîde : Pour la période l’espèce n’enregistre que 3 données avec chants, ce qui est très faible. Deux contacts sont intéressants car en juin. Malheureusement on ne peut pas conclure à des nidifications. Le statut de cette espèce en Auvergne reste donc précaire. Il manque un suivi en bonne période sur les quelques sites habituels. Une restauration des roselières est nécessaire pour pouvoir espérer conserver cette espèce en tant que nicheuse dans la région.

Sarcelle d’été : Il y a 24 données de nidification probable et certaine, dont une nichée avec 8 poussins au lac du Jolan (Ségur-les-Villas-15) et une avec 11 poussins à la Narse de Pierrefitte (Talizat-15). En Haute-Loire, un site avec des jeunes trouvés déjà volants (Bas en Basset), et deux autres avec présence d’un couple (St Georges d’Aurac, Mazeyrat d’Allier), le 12 mai, sans preuve de nidification. Cette espèce conserve donc un statut précaire.

Sarcelle d’hiver : Pour cette espèce il y a 33 données de nidification probable ou certaine. Nidifications probables dans le Cantal sur 4 sites, en particulier le lac de Jolan, le lac du Tact, la Narse de Lascols à Cussac, le lac de Sauvages ; échec de la reproduction à la Narse de Pierrefitte à Talizat ; reproduction certaine sur la tourbière des Chandroux, et un autre site avec nidification certaine (nid garni de 6 œufs le 28 avril, mais pas de juvéniles à l’envol) dans le Cézallier. L’espèce est donc toujours nicheuse dans le Cantal, mais reste très rare.

Canard chipeau : Deux couples cantonnés sur 1 étang de Sologne bourbonnaise à Paray-le-Frésil-03 ont été trouvés en mai et juin, mais sans preuve de nidification. Un couple était cantonné aussi à Villeneuve-d'Allier mais là encore sans preuve de reproduction. Et enfin une preuve de reproduction à Aurouer-03 avec une famille de 6 pulli le 22 juin. La nidification avec production de jeunes observée dans l’Allier en 2010 reste donc, pour l’instant, un cas isolé, mais confirmé par la donnée de 2013. Le cantonnement de couples est assez régulier mais souvent sans suite.

Fuligule milouin : La répartition géographique a quelque peu évoluée sur les marges de la répartition. Tout d’abord la nidification en Haute-Loire, certainement en lien avec les populations du Forez n’a pas été fructueuses, malgré la présence de quelques individus. Dans l’Allier, la Sologne bourbonnaise se confirme comme étant la zone où les cantonnements sont les plus importants avec entre 10 et 15 sites occupés même si la reproduction n’est confirmée que sur 2étangs. Les sites du bocage de l’Aumance retiennent les plus grosses populations avec les mêmes sites occupés d’année en année. Au final 12 nichées ont été observés (8 dans l’Allier et 4 dans le Cantal) mais c’est probablement un minimum. La reproduction a été de 5 jeunes par nichée dans l’Allier (avec une couvée de 8 jeunes au maximum notée) et de 5,75 jeunes par nichée dans le Cantal soit une moyenne de 5,25 jeunes par nichée dans la région.

Gélinotte : Aucune donnée en 2013.

Marouette ponctuée : Un chanteur (migrateur ?) a été noté le 10 avril à Rentières-63. Trois chanteurs ont aussi été notés à Lascols-15. Pour toute la période il y a eu par ailleurs 16 données concernant des oiseaux de passage, mais sur peu de sites en fait. Malgré les maigres résultats obtenus on peut penser que cette marouette fait toujours partie de l’avifaune auvergnate nicheuse, mais les difficultés qui existent pour la repérer font que les connaissances à son égard restent faibles et quasi inexploitables. Seules des recherches ciblées peuvent donner des résultats, ces recherches dépendant avant tout de la disponibilité d’observateurs spécialisés.

Bécassine des marais : Environ 6 chanteurs sur Cussac-15, Ségur-lès-Villas-15, Egliseneuve d’ Entraigues-63. Indices de reproduction possible sur Mazeyrat d’Allier-43 et Sériers-15. Ces données sont dans la ligne de celles des années passées. La population probablement nicheuse reste donc réduite, autour d’une dizaine de couples. Cependant la recherche des chanteurs est difficile et peu d’observateurs sont concernés, comme à l’habitude.

Sterne naine : Le suivi des oiseaux en 2013 conduit à une estimation de 50 couples environ, tous en Allier. Mais il y a eu uniquement 3 sites occupés. C’est une espèce bien suivie par un réseau d’observateurs (coordination G. le Roux).

Cochevis huppé : Aucune donnée en 2013 pour cette espèce.

Pipit rousseline : Que des oiseaux de passage : 20 données au total. Pas de nicheur constaté donc.

Pie-grièche à tête rousse : Encore bien présente en Allier et Cantal. Rien du tout dans le Puy-de-Dôme, mais un individu cantonné à Couteuges ce printemps (Haute-Loire). Total de 34 mailles 10x10 occupées (13 possibles, 13 probables, 8 certaines).Par rapport à la période de l’Atlas il semble bien que l’espèce ait disparu du Puy-de-Dôme et de la Haute-Loire. Pour les 2 autres départements une évolution est difficile à estimer, compte tenu des pressions d’observation variables d’année en année. L’impression est cependant à la baisse sur le moyen terme.

Pie-grièche grise : En 2013, total de 735 données avec indice de reproduction (334 possibles, 325 probables, 76 certaines), pour 70 mailles 10x10: 30 possibles, 24 probables, 16 certaines. Il n’est pas possible, sur le court terme, de donner une évolution de cette espèce. L’impression est cependant qu’elle régresse, en attendant une étude plus précise. Le démarrage du Plan National de suivi pourrait apporter en effet des précisions pour cette population, la dernière conséquente de France.

Fuligule morillon : Comme pour la période 2009-2012, la présence de l’espèce reste localisée et la réussite des couples cantonnés rare. Le succès d’une nichée sur un site dans le Cantal représente un événement intéressant. Il faut remarquer que c’est une nidification tardive avec un cantonnement à partir de la mi-mai et des éclosions fin juillet ou début août. Dans l’Allier il y a eu estivage sans preuve de nidification. Depuis 2008, il y a eu donc, en Auvergne, 4 nichées trouvées avec des jeunes vus entre le 19 juin et le 3 août. La production a été de 9, 9, 2 et 10 poussins soit une moyenne de 7,5 poussins par nichée réussie.

Nette rousse : Dans l’Allier il y a quelques indices possibles en avril-juin, en particulier sur Mariol, mais aucune nidification n’a été en définitive constatée.

En Haute-Loire 4 couvées ont été notées (Bas en Basset), mais 5 jeunes seulement se sont envolés.

Dans le Puy-de-Dôme, malgré une présence constante (107 données en janvier-septembre ; dont 46 avec un indice probable), et, peut-être une vingtaine de couples possibles, seules 3 nichées ont été découvertes sur Joze (total de 21 poussins). Comme d’habitude le nombre de jeunes à l’envol est inconnu. A noter que les premiers poussins sont nés vers le 1 juillet.

Grèbe à cou noir : Aucune donnée susceptible d’indiquer un oiseau nicheur. L’année 2010 marque donc pour l’instant la dernière année avec une reproduction certaine. Ce grèbe reste donc un nicheur occasionnel dans la région sans évolution notable depuis les années 1970. Il est par contre bien noté aux passages : 37 données en 2013.

Crabier chevelu : Aucune donnée susceptible d’indiquer une nidification. Il y a tout de même 2 données en mai-juin, pour 3 oiseaux de passage.

Héron garde-bœufs : En 2013 il y a eu nidification certaine dans 5 colonies d’ardéidés soit 4 sites occupées dans l’Allier et 1 en Haute-Loire. Les faits marquants sont la baisse globale des effectifs comparés à l’année 2012 et la nidification en Haute Loire qui doit être une première avec un nid produisant 4 jeunes à l’envol. En ce qui concerne les effectifs, la population régionale est au minimum de 21 nids garnis. Cependant les dénombrements depuis l’extérieur des colonies ne permettent pas d’effectuer un suivi précis. En val de Cher, le dénombrement a permis de découvrir 18 nids garnis toujours sur 2 colonies.

Aigrette garzette :

Bihoreau gris :

Cigogne blanche : 63 couples ont été recensés, tous dans le département de l’Allier. Le succès de la reproduction n’est connu que pour 25 couples (2 échecs et 23 couples avec jeunes à l’envol), et se traduit par 2,1 jeunes par couple avec jeune(s). La reproduction en 2013 a donc été meilleure en 2012, mais reste loin des bonnes années (minimum de 3 jeunes par couple).L’essentiel de la population de Cigognes blanches en Auvergne (75% en 2012 et 70% en 2013) est concentrée sur seulement deux communes du département de l’Allier, Le Veurdre et Château-sur-Allier. Dans le Puy-de-Dôme, suite à l’échec de 2011, aucun couple n’est réapparu.Au final, la population auvergnate de Cigognes blanches est toujours en croissance, en moyenne de +10% par an au cours des 4 dernières années. Quelques individus hivernent.

Cigogne noire :  Le suivi mis en place avec recherches d’aires en hiver puis contrôles au printemps, accompagné de postes d’observation prolongée, permet de constater que globalement cette espèce est plus présente. Les nids trouvés restent malheureusement rares. Pour des raisons de sécurité, leurs emplacements ne sont pas publiés car la priorité est mise sur la protection. Le partenariat LPO-ONF a permis le baguage des jeunes en 2012 mais pas en 2013 puisque le nid a été découvert tardivement. Au cours de la période 2003-2013, la population est restée stable jusqu’en 2008-2009. A partir de ces années, le nombre d’oiseaux présents et de sites fréquentés a augmenté. La nidification avec production de jeunes volants a été constatée sur 3 sites différents et fortement suspectée sur 2 autres sans confirmation.

Circaète Jean le Blanc :

Busard cendré :

Busard Saint-Martin :

Aigle royal : Les espoirs de 2012 se sont envolés avec la disparition d’un des membres du couple cantalou, puis du second. Par contre avec une quarantaine de données (Haute-Loire, Cantal et sud du Puy-de-Dôme), l’Aigle royal reste bien présent en Auvergne.

Aigle botté :

Faucon pèlerin : La population était estimée à 70 couples reproducteurs en 2012. Ce chiffre n’a probablement pas beaucoup été modifié, mais aucune synthèse départementale n’a été transmise pour 2013.

Faucon hobereau :

Râle d’eau : En 2013 il y a eu un total de 109 données avec indice, dont 11 certains, 49 probables. L’espèce a été notée sur 25 sites, avec cris, chants et poussins, avec seulement 2 sites en Allier et 3 en Haute-Loire. Dans le Puy-de-Dôme et le Cantal l’espèce a été bien cherchée par plusieurs observateurs, d’où une série de données très intéressantes, voire encourageantes. Par contre l’Allier et la Haute-Loire, qui étaient censés avoir des populations significatives, fournissent très peu de données. Certes il y a peu de prospection dans ces 2 départements, mais obtenir si peu de donnée reste problématique.

Vanneau huppé : La situation actuelle de l’espèce en Auvergne est quasi inconnue, mais il est probable que le déclin de cette espèce perdure. Un point mériterait donc d’être fait. Pour 2013 c’est surtout dans le sud de l’Auvergne que l’espèce est notée, dans des zones humides.

Petit Gravelot : Avec plus de 300 données de nidification, l’espèce semble stable, bien présente sur les grands fleuves : Cher, Allier, Loire.

Courlis cendré : Au total 133 données avec des indices de nidification, dont 58 probables. On trouve pour le Cantal, 92 données, 4 pour la Haute-Loire, 13 pour l’Allier et 24 pour le Puy-de-Dôme.

Le Courlis cendré reste rare. Les prospections pour l’Atlas n’avaient pas conduit à des estimations précises. Cependant au vu des contacts actuels il semble que la population de l’Allier se maintienne, avec 3 noyaux : Sologne bourbonnaise, bocage à l’ouest de la RNN, val de Loire, avec des effectifs inconnus. Celle du Puy-de-Dôme aurait nettement régressée, celle de la Haute-Loire reste hypothétique, avec un seul site (Mazeyrat d’Allier), mais celle du Cantal se maintiendrait, avec 13-20 couples estimés en 2012.

Chevalier guignette :

Goéland leucophée : En 2013, seulement 1 reproduction réussie à Lastioulles-15 donnant 2 juvéniles volants. Dortoir max de 110 oiseaux le 12 juillet sur le même site. Pas d’indice probant au lac Chambon. Les observations de Goéland leucophée sont nombreuses en période de reproduction, dont probablement de nombreux couples cantonnés. Cependant, les cas de nidification certaine restent rares et localisés. Certes des couples ont pu échapper à la vigilance des observateurs, compte tenu de la grande méfiance de l’espèce. L’expansion géographique et numérique de l’espèce est donc réelle, mais elle ne se concrétise pas, pour l’instant, par des reproductions réussies.

Mouette rieuse : Des indices de nidification sur 5 sites : Aulnat-63, possible seulement, sans suite, Talizat-15, max. de 127 individus et 30 nids, Beaulon-03, probable avec 2 couples, Thiel sur Acolin-03, 10 nids sur l’étang Billard et un sur l’étang des Bizets. , Saint-Pourçain-sur-Besbre-03, max. de 5 nids en juin. La situation de la Mouette rieuse ne s’améliore pas. Les oiseaux essaient de nicher en Sologne bourbonnaise et dans le Cantal, mais les réussites sont rares.

Sterne pierregarin : 70 couples environ. A noter 3-4 couples dans le Puy-de-Dôme, tous sur des supports artificiels (radeaux, cabane de chasse…). La population de sternes, qui fait l’objet d’un suivi étroit (coord. G. le Roux), a été en augmentation jusqu’au milieu des années 90, mais semble se stabiliser (pour les 2 espèces). Le département de l’Allier abrite près de 95% de la population totale, tous en lit mineur (îles, plages). La reproduction en Sologne bourbonnaise, sur des étangs, n’a pas encore été prouvée (contrairement au Puy-de-Dôme). Succès de reproduction très variable selon les années. Les colonies situées sur la Loire, pour beaucoup frontalières avec la Saône et Loire, ne sont pas prises en compte dans ce bilan.

Grand-duc d’Europe : Cette espèce fait toujours l’objet d’un suivi relativement étroit. Près de 300 sites ont été suivis dans la région. Une bonne moitié ont été trouvés occupés par un couple ou un adulte solitaire. Cependant des couples sont passés probablement inaperçus et sur les sites occupés les oiseaux paraissent parfois absents, faute de manifester leur présence. Les données de 2013 sont bien synthétisées et le lecteur pourra donc s’y reporter.

Chouette de Tengmalm :

Chevéchette d’Europe : Malgré des recherches notables (61 écoutes), un seul chanteur a été noté en Haute-Loire et aucun dans le Puy-de-Dôme.

Petit duc scops : Une cinquantaine d’écoutes positives ont concerné un peu moins de 30 chanteurs. Ils sont répartis dans le Puy-de-Dôme, région de Cournon-Veyre-Monton, la Haute-Loire, région de Brioude et vallée de la Loire.

Martinet à ventre blanc : Très intéressant : une première nidification dans le Puy-de-Dôme, à Olliergues, cette année. Sinon toujours bien noté en Haute-Loire (plus de 100 données avec un code de nidification).

Guêpier :

Pic cendré :

Hirondelle de rivage :

Accenteur alpin : L’espèce reste toujours peu notée : un seul site en Haute-Loire (mais hors période de reproduction), 4 dans le Puy-de-Dôme (3 dans le Sancy, un dans le Forez - mais hors période de reproduction), aucun dans le Cantal. Cela rejoint les conclusions de l’Atlas, mais il n’y a pas eu de recherches particulières sur cette espèce plutôt difficile à repérer.

Monticole de roche : Pour cette année il y a eu 80 données avec indice de nidification. 6 sites occupés en Haute-Loire, 17 dans le Cantal, 14 dans le Puy-de-Dôme. Le Cantal reste toujours peu prospecté. Néanmoins sur 2 ans on note tout de même une vingtaine de sites occupés, alors que la population avait été estimée à 55-75 couples. En Haute-Loire les couples restent cantonnés sur le Mézenc, avec 6 sites occupés sur 2 ans. Dans le Puy-de-Dôme, à part une donnée sur le Puy de Dôme, sans suite apparemment, le cumul des sites occupés est de 18, valeur très proche de la vingtaine de couples estimés pour le massif des Monts Dore. Compte tenu de ces remarques on considérera la population auvergnate stable.

Merle à plastron :

Grive litorne : Bien noté en période de nidification dans le quart sud-ouest de la région (93 données avec indice de nidification). En Haute-Loire statut incertain : une nidification probable, 3 possibles.

Fauvette babillarde : 30 données en période de nidification, dans l’Allier, surtout le val d’Allier et le val de Loire. Très rare en dehors de ces zones.

Fauvette orphée : C’est la première année que cette espèce n’a pas été entendue dans la région ! Et pourtant une vingtaine d’écoutes ont été effectuées sur les sites où elle nichait habituellement. A suivre donc.

Fauvette pitchou : Rien cette année. La dernière donnée date donc toujours de 2006.

Casse-noix moucheté : 28 données avec indice de reproduction viennent du massif du Mézenc. La plupart de ces données ont un code 2 (présence indiquant une nidification possible), rares sont celles qui mentionnent une reproduction probable.

Les contacts de cet automne 2013 sur le massif du Mézenc font penser qu'il y aurait 2 groupes au sud de la Haute-Loire, un sur la forêt du Mézenc plus un sur la forêt de l'Alambre. La population pourrait être comprise entre 20 et 40 individus sur l'ensemble du massif en comptant le coté ardéchois.

Des prospections dans le Meygal en 2013 n’ont rien donné, mais le massif est très grand et difficile à prospecter. De plus, deux oiseaux ont été notés l'été 2013 dans des secteurs boisés du Puy-de-Dôme alors qu'il y avait eu un petit afflux de Cassenoix à l'automne 2012. Est-ce une coïncidence ou quelques oiseaux ont-ils tentés de s'installer ?

Moineau soulcie : 10 données de nidification dans le Sud-ouest du Cantal. 4 données dans le Sud-est de la Haute-Loire. Et toujours la belle population du centre du Puy-de-Dôme. Dans ce département petite colonie dans une carrière et toujours la grosse colonie de la Sauvetat.

Tarin des aulnes : Seulement 4 données avec un indice de nidification dans les Monts Dore, les Dômes, le Mézenc. Le statut de cette espèce reste donc mal connu.

Bruant ortolan : Pour cette année il y a 42 données avec indice de nidification (6 en Allier, 35 dans le Puy-de-Dôme). Présents sur 22 sites en 63. Sur 2 ans le cumul des sites est de 40 environ. Une donnée en Haute-Loire (15 avril, probablement un oiseau de passage) et 4-5 chanteurs en Allier.

Incontestablement l’espèce décline. Des sites du Puy-de-Dôme n’abritent plus de chanteur (Cournon, Neschers, Joze, la Sauvetat,…). Pour rappel le nombre de sites dans le Puy-de-Dôme était : 60 en 2009, 27 en 2010, 43 en 2011. Il reste toujours 4-5 chanteurs sur Biozat-03. Certes l’espèce est peu recherchée, ce qui ne permet pas de savoir où en sont ses populations. Un petit travail sur le terrain serait bien utile.

Le 25 mai 2014, J.P. Dulphy


 

 

 


 


 


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